lundi 13 février 2017

1ère sortie du CJN



Nous étions une vingtaine de jeunes à participer à la première sortie du Club des Jeunes Naturalistes de Chalonnes. Nous nous sommes rendus au parc du Plessis à Chaudron en Mauges pour découvrir les pics et chercher des empreintes animales.
Arrivé à l'entré du parc, Denis nous donne quelques explications: nous allons essayer d'entendre et de voir le pic épeiche (Dendrocopos major), le pic noir (Dryocopus martius), le pic vert (Picus viridis), le pic épeichette (Dryobates minor) et peut être même le "pic nic". Il nous explique aussi le mode de vie des pics, ce qu'ils mangent (des vers et des insectes), etc.
Nous nous enfonçons dans la forêt les yeux grands ouverts et les oreilles à l'affût du moindre bruit. Après avoir marché à peine 200 mètres, Isaac, un jeune naturaliste entend le pic épeiche. Tout le monde s'arrête, il n'y a plus un bruit, chacun veut l'entendre, on l'entend enfin, il n'est pas loin. Damien sort une enceinte pour faire un rappel (il diffuse le chant du pic épeiche), les pics étant très territoriaux, celui-ci mord rapidement à l'hameçon. On l'entend de plus en plus, il se rapproche de nous, il tambourine un arbre pour marquer son territoire. Et là, on le voit, il vole au-dessus de nous, il se pose sur une branche quelques secondes, juste le temps de l'observer, puis il repart dans les sapins. Denis nous raconte alors, qu'une fois, quand il cherchait le pic', il avait posé sont enceinte sur le sol, il s'était caché dans les buissons, et le pic était venu taper sur l'enceinte, croyant qu'il y avait un pic dedans. On décide alors d'essayer, on se cache dans les buissons pendant que Damien va poser l'enceinte sur le chemin, il relance, mais malheureusement le pic ne vient pas.
On poursuit notre découverte du parc avec toujours autant d'attention. Une première trace est trouvé, c'est une empreinte, on cherche à quoi ça peut bien correspondre avec l'aide des accompagnateurs. C'est du chevreuils, on se rend compte qu'il y en a une dizaine, elles sont encore fraîches, le chevreuils vient de passer.
On se retrouve près d'une clairière, Damien et Denis veulent essayer d'attirer le pic épeichette mais c'est le pic noir qui a répondu. Alors Damien met le rappel du pic noir, et ça marche ! On l'entend tambouriner contre un arbre, ça ressemble à une mitraillette, on l'entend de plus en plus, il se rapproche. On croit l'apercevoir, mais c'est une corneille (Corvus corone) (leur taille est similaire). Et puis le voilà, il passe tout près de nous et disparaît dans les arbres. Tout de suite après un pic épeiche se met à chanter. On se divise en deux groupes pour avoir plus de chance de le voir, le premier groupe part avec Damien et Théophile dans la forêt et le second groupe reste avec Denis et Valérie sur le chemin. C'est le second groupe qui a eu la chance de le voir, il a volé au-dessus d'eux, s'est posé sur une branche pendant quelques minutes, mais le temps que le second groupe revienne, il était parti. Une superbe observation pour le second groupe. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers un terrier de blaireau (Meles meles) et de renard (Vulpes vulpes). Sur le chemin, nous avons pu observer une mésange charbonnière (Parus major) de très près. Au début nous n'avions pas reconnu l'espèce, elle était grosse avec son plumage d'hiver. On trouve une seconde empreinte, ça ressemble à une patte de loup, mais comme il n'y a pas de loup dans le coin, on a conclu que c'était tout simplement un chien. Juste avant d'arriver au terrier, surprise: un chevreuil était là, à 50 mètres de nous, tranquille, on le voyait super bien, mais quelqu'un à éternué et il a fui.
Enfin, nous voilà au terrier de blaireau et de renard. Certaines entrées sont abandonnées, mais d'autres sont encore en service. On a appris que le renard et le blaireau cohabitaient ensemble, mais qu'ils étaient totalement opposés: le renard est très sale, contrairement au blaireau qui est très propre. Par exemple, le renard fait ses besoins dans son terrier, alors que le blaireau les fait dans des "toilettes" éloignées du terrier. On a trouvé les toilettes du blaireau; il creuse des petits trous pour chaque besoin. Sur le chemin du retour, on aperçoit en haut d'un arbre, des trous de pic, sûrement du pic épeiche.
Déjà la fin de cette sortie, même si l'on a ni entendu ni vu le pic épeichette et le pic vert, c'était une super sortie remplie de découvertes et de surprises. La rencontre avec le chevreuil était géniale ! Vivement le mois prochain pour découvrir la migration des oiseaux

Théophile.T

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